* Conseils utiles
1. Ce qu'il faut savoir avant la pose d'un parquet
2. Le chauffage au sol
1. Ce qu'il faut savoir avant la pose d'un parquet
La pose d'un parquet ne peut être effectuée que si les conditions ci-après sont toutes satisfaisantes dans les locaux à parqueter et les locaux avoisinants :
- Les pièces doivent être hors d'eau et hors d'air : température supérieure à 15°C (une température légèrement inférieure peut être admise pour un parquet cloué).
- Les vitrages doivent être posés et les pièces à parqueter mises à l'abri des intempéries.
- Les travaux de mise en oeuvre doivent être terminés pour les carrelages et autres revêtements durs.
- L'étanchéité des installations sanitaires et de chauffage doit être vérifiée.
- La ventilation doit être assurée.
- Le taux d'humidité des supports doit être au plus égal à 5%.
- Si la chape est neuve, il faut compter entre 7 et 10 jours de séchage par centimètre d'épaisseur avant de commencer toute pose
(ex. : pour une chape de 4 cm, compter entre 28 et 40 jours de séchage).
- La chape d'un parquet collé doit être dosée à 350 kg/m3 de ciment.
- Pour les parquets vernis en usine, tous les travaux de peinture et de nettoyage doivent être terminés. Ces parquets doivent être posés le plus tard possible et il est conseillé de fermer les locaux après la pose pour préserver l'ouvrage fini.
La préparation des supports (particulièrement importante pour les parquets collés) implique que le support soit :
1. PLAN : Des creux et des bosses seront tolérés au maximum de 3 mm sous la règle de 3 m.
2. PROPRE : Aucune trace de peinture, plâtre, laitance...
3. SAIN : Aucune remontée d'humidité affectant les supports. Pour éviter ce problème, on peut appliquer une résine autolissante.
4. SEC : Taux d'humidité inférieur à 3%.
5. SOLIDE : Le support ne doit pas être poudreux.
- Chauffage au sol basse température : la pose sera obligatoirement collée. Ouand la chape est sèche, il faut mettre en marche le chauffage 48 h puis laisser sécher au minimum 15 jours. II sera suspendu 48 h avant la pose du parquet et remis progressivement en marche une semaine au moins après la pose du parquet.
- Une dilatation périphérique de 5 à 8 mm est obligatoire sur les parquets flottants; les seuils sont conçus pour ne pas bloquer la dilatation (seuil de recouvrement).
Le Ponçage et la Vitrification :
Le vernissage comprend l'application d'une couche de vernis suivie d'un égrenage après séchage, d'un dépoussiérage et de l'application d'une seconde couche de vernis.
- L'application d'une 3ème couche de vernis peut être souhaitée dans les locaux à fort trafic. Il y a donc lieu de prévoir un temps de séchage d'au minimum 48 h avant la mise en trafic.
- Les fenêtres seront fermées et la climatisation désactivée.
- Laisser sécher 36 h minimum avant de réagencer la pièce (dans le cas d'une application de vernis en 2 couches classique).
- On peut également appliquer une huile (en remplacement du vernis pour une question uniquement de goût du client). Celle-ci sera appliquée froide ou tiède. Cette opération assombrit généralement le bois.
INFORMATIONS GÉNÉRALES :
Le choix des parquets dépend largement de la nature du support (dalle béton, panneaux, chape sèche...) et de la hauteur de réservation. À l'étage, il faut généralement envisager une isolation phonique, elle est obligatoire dans les collectifs et les copropriétés.
En réhabilitation, la pose du parquet neuf sur anciens revêtements obéit à des règles :
- Sur carrelage, pierre, marbre : Tous les parquets contrecollés en panneaux ou lames peuvent être posés en flottant. On peut également mettre en oeuvre des parquets à coller, à condition de respecter certaines règles de préparation du support.
- Sur revêtement plastique en dalles, tapis aiguillé, revêtement plastique peu résilient : La pose de parquets contrecollés en flottant est parfaitement adaptée.
- Sur moquette épaisse : La pose directe d'un parquet flottant ou collé est déconseillée. La moquette doit être déposée et le support préparé.
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2. Le chauffage au sol
D'une façon concrète :
Pour donner satisfaction à l'utilisateur, un parquet sur sol chauffant doit présenter deux caractéristiques particulières :
- une faible résistance thermique;
- une bonne stabilité.
L'objet du plancher chauffant étant de transmettre sa chaleur à la pièce qu'il doit chauffer, le rendement de l'installation sera d'autant meilleur que les éléments séparant la source de chaleur de l'air ambiant seront plus conducteurs. Or, comme le principal élément séparant ces deux milieux est constitué du revêtement de sol, en l'occurrence du parquet, sa résistance thermique doit être faible et, dans tous les cas, inférieure à 0.15M2.K/W selon le DTU 65.8.
D'autre part, le parquet doit être stable. En effet, le bois est un matériau hygroscopique qui se met en équilibre avec l'ambiance dans laquelle il est mis en oeuvre.
Si le parquet est posé sur sol chauffant, ce phénomène s'accentue du fait de la proximité de la source de chaleur. Comme le parquet se déshydrate un peu plus que sur un sol non chauffant, cela peut se traduire par l'apparition de joints plus ouverts, et surtout le gradient de l'humidité à l'intérieur des éléments du parquet peut éventuellement occasionner des défauts de planéité des éléments, en particulier sous la forme d'un tuilage.
Les parquets adaptés aux sols chauffants :
Comme la résistance thermique est proportionnelle à l'épaisseur du matériau, elle sera d'autant plus faible que le parquet sera mince. D'autre part, la conductivité thermique du bois s'élevant avec sa densité, plus le bois sera dense, meilleure sera la conductivité du parquet.
En pratique, comme les bois les plus denses sont aussi les plus durs, un parquet en bois dur est plus conducteur à épaisseur égale qu'un parquet en bois plus tendre.
Enfin, la chaleur se transmettant dans les meilleures conditions par conduction, plutôt que par convection ou rayonnement, une liaison par collage entre le parquet et le sol chauffant constitue la meilleure solution. C'est donc le parquet collé, généralement mince, qui offre les meilleurs résultats au plan thermique.
Les sollicitations hygrométriques subies par le parquet lorsqu'il est placé sur un sol chauffant sont considérablement accrues par rapport au même parquet posé sur un sol froid. En conséquence, pour que ces sollicitations ne se traduisent pas par des désordres, le parquet doit être solidement maintenu à son support. C'est le collage direct du parquet sur son support qui assure, là encore, les meilleurs résultats.
Ce sont donc les parquets collés aui conviennent le mieux aux sols chauffants.
Chauffer avant de poser :
Le volume d'eau contenu dans une dalle de béton qui n'est pas tout à fait sèche est considérable par rapport au volume d'eau que peut absorber un parquet. En conséquence, il est nécessaire de toujours poser le parquet sur un support sec. On considère qu'un support est sec quand son humidité n'excède pas 3% de sa masse lorsqu'il est en mortier ou en béton, et 0.5% lorsqu'il s'agit d'une chape d'anhydrite. Même si à ces humidités, ces supports sont encore susceptibles de céder, dans des conditions normales, un peu de leur humidité, ce séchage final, reparti sur une longue période, sera sans conséquence pour le parquet.
II en va tout autrement lorsque ces supports sont équipés d'un dispositif chauffant... en effet, à la mise en route du chauffage, la faible humidité résiduelle qu'ils contiennent encore ne va plus s'échapper en quelques mois, mais en quelques jours, voire en quelques heures, ce que ne saurait supporter aucun parquet.
En conséquence, conformément aux spécifications du DTU 51.2, il est nécessaire, avant d'entreprendre la pose d'un parquet sur sol chauffant, de procéder, après le séchage naturel du support, à une mise en température de l'installation de chauffage et à son maintien pendant une durée de 3 semaines au moins, quelle que soit la saison. Ce chauffage sera interrompu 48 heures au moins avant la pose du parquet et ne sera remis en route progressivement qu'une semaine au moins après la pose du parquet. Ces précautions peuvent sembler contraignantes, mais c'est le seul moyen, à notre connaissance, d'assurer ultérieurement le bon comportement du parquet.
Un vaste choix de parquets :
NE PAS DEPASSER 15 mm D'EPAISSEUR (DTU 51.2 - Norme NF P 63-202)
En ce qui concerne le choix du décor, l'étendue des essences et des motifs proposés par les fabricants est aujourd'hui suffisamment vaste pour répondre à tous les goûts. Les parquets mosaïques, en chêne ou en châtaignier, ont été répandus à une certaine époque. Ils restent les champions de la transmission thermique à cause de leur faible épaisseur, et de la stabilité grâce aux faibles dimensions des lamelles individuelles. Ils existent maintenant avec une finition appliquée en usine.
Les parquets massifs de 10 mm d'épaisseur à chants plats en chêne ou en autres essences, se sont aujourd'hui largement développés. Leurs décors sont très variés, allant du contemporain aux majestueux panneaux reprenant les motifs utilisés autrefois dans les châteaux. Ils sont eux aussi parfaitement adaptés aux sols chauffants et leur finition doit être appliquée sur chantier.
Les parquets contrecollés à coller de 10 à 14 mm d'épaisseur sont les derniers arrivés sur le marché. Avec une finition appliquée en usine, ils se présentent sous forme de lames en grands formats (7cm de largeur et plus, 50 cm de longueur et plus) et offrent une grande stabilité du fait de leur conception en plusieurs couches. Leur important développement sur sols chauffants prouve qu'ils répondent aux besoins actuels des utilisateurs.
Les autres parquets à coller, moins traditionnels sur sols chauffants, peuvent aussi être envisagés, dans la mesure où leur épaisseur est compatible avec la résistance thermique maximale admise et où leur stabilité est démontrée (les lames larges sont à éviter). Les parquets en bois de bout sont en revanche à proscrire pour ces sols.
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